7/26/2017

Un extrait par ci par là - La part des nuages - Poche 10/18 - Avril 2017

En attendant la rentrée, un extrait par ci par là de mes parutions de l'année :




La part des nuages
Thomas Vinau 

Domaine Français
120 pages
Format : POCHE 10/18
Avril 2017
ISBN : 9782264069436
(parution originale en 2013 chez Alma éditeur)  


7/25/2017

Aujourd'hui est un autre jour (comme toujours)

Les villes sont des drôles de fleurs et les yeux de drôles d'insectes. J'écris au feutre d'enfant sur une feuille d'aube écrasée. Matin maquillé de café. Sous la pluie du lundi les chats partent au boulot. Les voitures ronronnent devant le tas de poubelles endormies. Cette nuit j'ai rêvé de fin du monde et de bisous esquimaux.

Tea time


7/24/2017

Aucune importance



La lumière était là
pour arracher 
les dents du silence
tout le monde savait 
que c'était un mensonge
aucune importance

7/22/2017

Un extrait par ci par là - Il y a des monstres qui sont très bons - Le Castor Astral éditeur - Mars 2017

En attendant la rentrée, un extrait par ci par là de mes parutions de l'année :




 Il y a des monstres qui sont très bons
Thomas Vinau
Le Castor Astral, éditeur
 Parution : 2 mars 2017
Genre : « Poésie »
Format : 14 x 20,5 / 128 p.
ISBN : 979-10-278-0104-6
PRIX TTC : 13 €

Le castor Astral

7/20/2017

Fernando marche

adreciclarte:
“Fernando Pessoa
” 


Quand Fernando marche
il n'a pas d'ombre
mais deux costumes
l'un clair
 l'autre sombre
deux démarches
deux tailles
la première
plus élancée
que la seconde
et  autant
de moustaches
ce qui nous font
deux
quatre
six
 huit songes


7/19/2017

Esquisse

Il y a ces instants de volets clos
de café réchauffé
de soupirs de chiens
dans la ville tout a déjà commencé
dans la maison le monde est encore en suspend
c'est le moment où j'écris ce poème
le moment où je comprends
qu'en matière de jours
à vivre comme à voir
les brouillons
valent bien 
les copies propres

7/18/2017

Le doux naufrage

 I’m sure I’ve reblogged this before, but day-um, I can stare at this all day!

pendant mon sommeil
au beau milieu d'un rêve
je composais un poème
puis je me réveillais
et tournais dans mon lit
en me répétant longtemps ces vers
moitié mantra moitié typhon
dans l'espoir de sombrer à nouveau
ce matin visage écrasé 
corps tordu comme après une tempête
ne me reste que ces vestiges
nous avons pataugé longtemps dans la nuit
jusqu'à éclabousser de noir les montagnes

Alain Souchon - Ouvert la Nuit (Clip officiel)


7/17/2017

Un extrait par ci par là - ça joue - Roger Lahu / Thomas Vinau - Le pédalo Ivre éditeur - Mars 2017

En attendant la rentrée, un extrait par ci par là de mes parutions de l'année :



 Ça joue

  Roger Lahu - Thomas Vinau
ISBN : 979-10-92921-16-8
mars 2017
Format : 11 x 18 cm
Nb pages : 80
Prix : 10 euros

éditeur : Le pédalo ivre

7/16/2017

Le sang blanc

j'ai marché par le nez
l'air chaud transportait les parfums
 du sang blanc des cyprés coupés
aucun champ de bataille
 ne sent si bon

7/15/2017

Pieds par dessus tête

Je courais
le ciel brillait
et mon coeur brûlait
à moins que ce ne soit l'inverse
dans l'azur un fossile
la lune au creux de ma main
à moins que ce ne soit l'inverse
longtemps à traverser
le parfum frais des ombres
et puis le chant des vignes
à moins que ce ne soit l'inverse
puis retrouver la ville
avec dans le dos
des ailes de chiens
et une soif d'oiseaux
à moins que ce ne soit l'inverse
saluer en passant
le vieux chat qui se lèche
et le voisin bizarre
qui balait le trottoir
à moins que ce ne soit l'inverse
et rentrer les pieds chauds
la tête saltotée
de l'été tout entier




Buckshot LeFonque - Music Evolution


7/14/2017

Un extrait par ci par là - Collection de Sombreros ? - Vincent Rougier éditions - Février 2017

En attendant la rentrée, un extrait par jour de mes parutions de l'année :



COLLECTION DE SOMBREROS ?

Thomas Vinau – Ill.:Vincent Rougier
Préface de Martin Page
Tirage courant : 1200 ex. Prix : 18€, Mise en vente : Février 2017
ISBN : 979-10-93019-21-5
Collection « Poésie & peinture » – format 14,5 x 21 cm – 68 pages – broché cousu, couverture à rabats – Imprimé sur pop’set quadrichromie.
(PU42)
Rougier  V. éd  

 Atelier Vincent Rougier 

7/13/2017

Tournée générale

C'est l'Happy Hour
des doigts longs du vent
dans la fontaine argentée
aux feuillages de peupliers

7/11/2017

La forêt endormie

(Photographie de Franco Banfi)

Chaque nuit patiemment
je plante sous ta peau bleue
une poignée endormie
de cachalots heureux
y pousseront qui sait
dans la forêt 
de nos vieux jours
des repos d'océans 

7/10/2017

7/09/2017

3 haikus qui ne veulent pas se lever

 thefyuzhe:
“Buster Keaton | Jeep Lessons in Living commercial | 1960
”




volets fermés
silence gardé
j'accorde l'asile politique à la nuit



soleil bleu de l'ordi
ronronnement du frigo
ma galaxie synthétique




une abeille tombe
dans mon café
et je noie le matin




7/08/2017

Un léger souffle

La piscine pour enfant, en forme de dinosaure, est passablement dégonflée. Tout comme le regard en forme de soupir du vieux chien alangui qui perd ses poils. Tout comme la lumière en forme de marteau mou de cet aprés midi de juillet. Ou la sauterelle qui ne saute plus dans les squelettes d'herbe brûlée. Ou ce poème qui traîne sa flemme sur la canapé. Et puis le téléphone sonne. Tu traverses le salon en courant, pieds nues sur le carrelage. Tes lèvres rouges comme tes ongles servent de guillemets aux fleurs bleues de ta robe. Tu es en retard pour un mariage. On vient te chercher. Tu disparais. J'attends que la voiture quitte l'allée. Un léger souffle soulève l'ombrelle. Me voilà seul, j'ai toute la place qu'il me faut pour faire glisser comme un glaçon entre mes dents le vent frais de tes lèvres rouges, de ta robe à fleurs bleues et de tes ongles vernis sur le carrelage d'un jour d'été.

7/06/2017

The Hamilton Mixtape: Immigrants (We Get The Job Done)

Groupons nous et demain !

à chaque sieste alanguie
chaque lecture volée dans les chiottes 
chaque réveil en retard
chaque minute jetée par la fenêtre
chaque mot d'excuse
chaque majuscule oubliée 
chaque bonbon de trop 
chaque caresse gratuite
chaque détour sur ta route
à chaque moment perdu
à la terrasse
à regarder les filles
à rire bêtement
ou à écrire un poème
à chaque fois que tu repousses
la fin d'un jour par un livre
ou la fin d'un livre par un jour
 à chaque instant grapillé
sur l'ascension
ou la dégringolade
la grande roue qui écrase tout
prend un grain dans les dents 
ami branleur en avant
(ou plutot en arrière)

7/04/2017

J'étais bien

Je suis resté longtemps, couché-caché sur le canapé de la terrasse, à cuver en regardant jouer le vent dans les feuillages du noyer. Il y avait cette lumière d'un dimanche aprés-midi de juillet complice de l'ombre comme deux soeurs peuvent l'être encore avant d'avoir besoin de se battre. Des vols hauts de martinet. Le chien à côté et les tarantes fugaces figées sur le crépis. Les cigales s'étaient tues. Les enfants assez près et suffisament loin. J'avais un livre des poèmes d'Anne Perrier que je ne lisais pas mais qui me servait de visière et parfumait l'air parfois d'un souffle de papier. Mes sens étaient allumés et mon cerveau éteint. Plus le moindre mot. Aucun autre besoin que celui de rester là. Immobile à flotter. Au  beau milieu de la vie.